La sphère privée – Olivier Glassey

#mcms le 2.12 l’intervenant de l’après-midi était Olivier Glassey, sociologue.

La sphère privée : le concept émerge avec St-Augustin, Montaigne et Rousseau vs espace public. Dans la sphère privée, on parle de patriarcat, place de la femme, etc… c’est assez hiérarchisé, ce n’est pas uniquement une notion d’intimité. Certains disent que c’est le lieu où on peut se construire son opinion.  Par rapport à la partager en public avec d’autres. P.ex : la démocratie (Hannah Arendt). Quand les deux sont brouillés et que le public entre dans le privé on tombe dans la barbarie.

La vie privée n’est pas un droit fondamental parmi d’autres, elle est la condition nécessaire à l’exercice des droits et libertés fondamentaux (A. Rouvroy). Elle n’est pas intangible, elle évolue avec le temps (p.ex. certains ados se sont vus offrir un smartphone pour être géolocaliser par leurs parents, ils y voient un outil pour rassurer leur géniteur, et non comme une intrusion dans leur vie privée). Il y a des ambivalences dans le cas des smartphones, les heureux ados pensent que les parents des enfants qui n’en n’ ont pas ne les aime pas suffisamment pour savoir en permanence où ils se trouvent).

On constate une croissance immense de nos digital footprint. Ex. Minority Report.

On est tous des détectives numériques puisque tout est disponible sur quelqu’un en ligne. (www.le-tigre.net/mar-l.html). Actuellement le problème n’est pas de surveiller les gens (film), mais de regarder les films pour identifier des infractions p.ex. en UK, on pourra bientôt gagner des prix en visualisant des films de Scotlandyard pour identifier les malfrats ou alors en tant que travail auxiliaire.

Les paroles s’envolent et les écrits restent toujours. En plus, sur internet,  ils sont copiables, stockables, explorables, portables, accessibles à un auditoire invisible (D. Boyd 2007). Le droit à l’oubli sur internet n’existe pas.

La constitution de la réputation en ligne devient très difficile à cause de l’accumulation de trace. C’est aussi le travail d’un community manager.

La sphère privée est-elle morte ?

Si vous avez qqch de privé, il ne faut pas le mettre en ligne. Public nouvelle norme sociale pour la sphère privée ? Les jeunes ont envie de se protéger, ils ne parlent pas de vie privée. Le groupe d’amis est restreint, il partagent avec certains pas d’autres et ils utilisent des stratégies pour ne pas tout communiquer à tout le monde (mensonges). Ils sont conscients qu’ils sont les premiers a être touchés.

Il y a des zones grises :  on est à la fois dans le privé, public ou ailleurs. Ailleurs c’est quoi ?!

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Résultats : il n’y a pas une culture, mais des sous-culture de se montrer en ligne. Il faut arriver à construire des normes communes qui prennent en compte les sensibilités différentes.

Importance du type de réseaux sociaux pour la construction de l’identité.

On parle souvent de Facebook car c’est le plus important. La communauté, dans laquelle on est, définit ce qui est normal ou pas de publier (ex. beautifulpeople.com la communauté décide si vous êtes suffisamment beau ou pas pour y participer, ils ont virés des gens qui se sont laissés aller…). On montre sur Facebook des choses différentes de sur MySpace.

Différentes manières de prendre les choses sur Facebook… il y a des gens qui bossent d’autres qui s’amusent… (cf source slide Olivier Glassey).

Données personnelles, réticences, désintéressés, négociateurs, bienveillants les % sont répartis presque pareil. Les univers de confiance sont différents.

Pourquoi pas plus de prises de conscience : peu de notion du risque – les médias parlent uniquement des cas extrêmes. Les modes d’exploitation de l’info (de nos profils, datamining) sont invisibles mais agissants. Il y a de l’intéret pour l’espionnage entre amis…

Flexibilité sociale : on s’adapte rapidement au contexte d’interaction, social ou privé. Il y a un décalage entre le off et on-line. (juliabreese.wordpress.com). De même qu’en ligne entre 2 conversations privées et profs selon les interlocuteurs.

A noter que les conditions d’utilisations de Facebook sont composées de 5830 mots, soit environ 1300 de plus que la constitution américaine. Est-ce que on peut rendre les gens responsables de ne pas les lire ? surtout si elles changent toutes les deux semaines.

Une réponse à “La sphère privée – Olivier Glassey

  1. Merci pour le partage de tes notes
    ludan

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