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Hého… il y a un humain à l’autre bout !

Il y a un petit moment de cela, je me préparais à entrer sous ma douche. En mettant, ma main sous le jet pour sentir la température, je me disais… « wouahhh mon petit moment à moi, mon-mo-ment-humain »…

Et bien figurez-vous que le temps de deux grandes inspirations, la petite voix dans ma tête était déjà de retour en rebondissant sur le mot humain. Elle me dit « au bout de chaque produit, de chaque service, de chaque interaction médias sociaux ou autres médias, etc… il y a un humain ». Nous y voilà, donc. A-t-on oublié qu’à la base du marekting, il y a une notion de besoin (non, je ne reviendrais pas sur le fameux est-ce qu’on crée le besoin?) et de désir. Pour mémoire, les besoins ont trait à la pyramide de notre cher Maslow (et de sa théorie des besoins) et le désir serait là plutôt pour répondre au besoin de manger (un fruit ou un cervelas).

Ce que je me demande donc, c’est si, au cours du processus créatif de chaque produit ou service qui sort sur le marché, on a réellement tenu compte de ses besoins, au consommateur, enfin à l’être humain qui achète ! Le porte-monnaie ambulant que nous sommes devenus, qui peine à distinguer l’essentiel du superflu, respire-t-il encore ? Est-il capable de ressentir ? Ou est-il devenu co-dépendant de l’acte d’achat, guettant les meilleures actions sur les réseaux, abonné à tous les bons plans, bref celui qui vit pour le facteur-f ?

N’a-t-on pas perdu en route cette bonne vieille théorie des besoins (tant qu’un des 5 besoins n’est pas complété, on ne peut pas réaliser le niveau suivant, c’est bien ça non?) ? A-t-on tous, consommateurs humains, conscience de nos besoins (même dormir parfois c’est pas évident) ? Et donc, au final, si nous être humain, nous ne sommes pas capables de sentir nos propres besoins, ultra-connectés en dehors de nous-même, et perdus dans les limbes de la société de consommation, que va-t-il se passer ?

Ne peut-on pas simplement, ne rien faire, respirer sous sa douche sans penser à rien et encore moins au prochain truc qu’on va acheter ? parce que après tout zut, dépenser, c’est le seul plaisir qu’il nous reste non ?!

Et après ça, vous allez-vous dire, elle est barj’ cette miss, en plus elle fait du marketing et des médias sociaux ! Oui, certes, et j’ajouterai que je travaille au jour-le-jour mon côté humain qui me permet d’être connectée à moi-même et mon propre ressenti pour être 100% à l’écoute et présente face à l’humain devant moi (qui, peut-être mon client aussi).

Et toi qui me lis, à qui es-tu relié ?

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F-Découverte, premier axe du Facteur F.

La semaine dernière dans l’article « Le Facteur F » (source : trendwatching.com), je vous mentionnais les différents axes qui composent ce facteur (découverte, évaluation, feedback, proximité et moi). Commençons par la première étape : la découverte.

F-Découverte vient de l’obsession compulsive des consommateurs pour la possession et l’expérimentation des meilleurs ou des derniers produits offerts sur le marché. Le hasard, l’excitation ainsi que l’interaction avec la communauté explique la composante F-Découverte. Les gens sont curieux ; intéressés à ce que leur amis/contacts pensent, font, mangent, lisent, conduisent, voyagent, achètent,  parce que c’est souvent ainsi qu’ils veulent eux-mêmes penser, agir et au final acheter.

Aucune surprise donc, lorsque le consommateur englobe les communautés, leurs outils et applications dans son acte d’achat. Grâce aux différents plugs-in sociaux, il devient très facile pour lui de voir exactement ce que ses amis ont aimé via, par exemple, le « J’aime » de Facebook, ou celui indiquant toutes les personnes aimant un site, le journal des « J’aime ». Ils lui permettent de plonger dans l’univers de consommation de leurs Amis, Fans et Followers.

J’ai donc fait un petit tour dans les différents sites et réseaux de partages de consommation suisses :

  • DeinDeal.ch, plateforme d’achats groupés,  où pour augmenter le nombre d’achats du deal, il suffit de le partager via Facebook ou par mail à vos amis et connaissances.
  • Dans le domaine du bien-être comme dans beaucoup d’autres on se tourne vers nos amis pour des références. Sur Liveitwell.ch, les membres sont les experts et les partenaires qui doivent être présentés sur le site. En contrepartie, le partenaire propose des offres attractives ou exclusives. Et bien sûr, on partage, on « aime » et on recommande. En plus, on y voit ses amis qui « aiment » et cela répond à notre besoin d’appartenance.
  • E-boutic.ch, premier site de ventes privées en Suisse. Il est composé de plus de 800’000 membres (en mars 2011) et a reçu plus de 10’000’000 de visites pour 2010 ! Leur présence sur les médias sociaux contribue au bouche à oreille ainsi qu’au partage de l’acte d’achat. Sur Twitter vous trouverez autant de comptes que de catégories d’achat, ainsi qu’un compte entreprise et un compte pour la marque. La page Facebook regroupe 5239 fans (ce matin). Chacun de vos achats ou articles favoris peuvent être partagés grâce au bouton Facebook et Twitter. Sans oublier, bien entendu, le bon vieille outil viral qu’est le parrainage !

  • Un restaurant référencé selon les goûts de vos amis ? plus besoin de téléphoner à vos références de base en matière de gastronomie, I-Taste (également sur Iphone) a recensé pour vous les avis de vos amis et vous fait des propositions directement dans votre boîte mail en fin de semaine, en fonction de vos goûts précédemment inséré dans votre profil. A noter que cette communauté comptait 120’000 membres début 2011 !
  • Du côté des applications en 2010, la Redoute Suisse lançait son appli pour Iphone , suivi d’Androïd 8 mois plus tard.
  • Et bien sûr, il y en a tant d’autres … que je vous laisse découvrir… ideecadeau.ch, My-Store, Fashionfriends, Myprivateboutique, etc.

Et voilà qu’au terme de ce premier axe, mes interrogations de marketeuse fusent. Je me demande :

  • Combien, parmi vous, sont déjà membres des sites de ventes privées, de bonnes affaires ou de bien-être ?
  • Combien demandent à leurs amis une référence pour un bon resto à leurs goûts ou au final, pour ne pas déranger et surtout par curiosité et praticité sont allés sur ITaste pour en devenir membres ?
  • Combien ont installé les appli de la Redoute sur leur portable ?

Et finalement, je me demande, si comme mentionné plus haut, on découvre vraiment tous ses produits via notre réseau (en ligne ou hors) ou si on est tout simplement des early-adopters ou bien des smart-followers ?

Rôle du Facteur F dans le comportement du consommateur

La semaine dernière, en parcourant mon lecteur RSS, je suis tombée sur cet excellent article de trendwatching.com à propos du Facteur F. Quelques jours plus tard, en voici donc une première partie en français, qui méritera d’être complétée pour chacun des F composant le facteur, avec des informations suisses voire françaises pour que vous puissiez l’utiliser dans votre pratique.

Le Facteur F se compose de Friends, Fans and Followers qui influencent les consommateurs dans leur acte d’achat de manières de plus en plus sophistiquées et puissantes !

Le Facteur F en schéma

Pourquoi le facteur F est-il si important pour les consommateurs ?

Il offre la promesse d’une arène de consommation plus efficace, plus relevante, et plus intéressante qu’avant. Grâce aux médias sociaux, le consommateur n’a plus besoin de passer un temps fou et des efforts démesurés pour découvrir le meilleur du meilleur. Il n’a plus besoin de se fier à des sources éloignées et inconnues. Il ne se fie plus directement aux informations données par la marque.

Bien sûr, la consommation a toujours eu un rôle social : les gens ont toujours été influencés par ce qu’il y avait autour d’eux.

KellerFay, le consultant en étude de marché buzz marketing aux Etats-unis, a estimé qu’il y a près de 1 trillion de conversation sur les marques chaque année uniquement aux Etas-unis.

Les développements technologiques débloquent ses nouvelles manifestations de comportement, qui voient leur importance et leur impact amplifiés. De plus, le Facteur F est rempli de nouveaux outils, nouvelles plateformes disponibles pour les consommateurs et les marques, ainsi que de quantité de personnes utilisant et contribuant à ces outils.

Voici quelques chiffres pour démontrer la portée et le pouvoir du Facteur F :

  • Le facteur F est actuellement dominé par Facebook, par plus de 500 mios d’utilisateurs actif passant plus de 700 billion de minutes par mois sur ce site (Source: Facebook, April 2011)
  • L’impact n’est pas uniquement sur Facebook. Chaque mois, plus de 250 mios de personnes mentionnent plus de 2.5 million de site externe (Source: Facebook, April 2011)
  • La moyenne des clics sur « J’aime » est de 9 par mois. (Facebook, 2010)

Et quelques retours provenant du Facteur F des marques :

  • Trois quart des utilisateurs Facebook ont « aimé » une marque (Source: AdAge/ Ipsos, February 2011).
  • Juicy Couture, après avoir installé des fonctionnalités de partage, a vu augmenter le taux de conversion d’achat de 160%. (Source: CreateTheGroup, February 2011).
  • Incipio Technologies, un  distributeur de gadgets a en moyenne doublé son taux de conversion (Source: Business Insider, March 2011).
  • Mais ce n’est pas uniquement Facebook. Prenez par exemple l’explosion du site Groupon, qui utilise la référence d’amis et collègues pour vendre plus de 40 millions de deals en 2 ans et demis, depuis le lancement en nov 2008 via e-mail.

5 exemples dans lesquels le facteur F influence le comportement des consommateurs :

  • F-Découverte : comment les consommateurs découvrent de nouveaux produits et services en se fiant à leur réseau social.
  • F-Evaluation : comment les consommateurs reçoivent de plus en plus, et de manière automatique des évaluations, recommandations et examens de leur réseau social.
  • F-Feedback : comment les consommateurs peuvent  questionner leur amis et abonnés pour améliorer et valider leur décision de business (à ce sujet, profitez de découvrir le nouveau Facebook questions).
  • F-Proximité : comment le shopping est devenu social de plus en plus social, même quand les consommateurs et leurs pairs ne sont pas physiquement ensemble.
  • F-Mien : comment le réseau social des consommateurs a tourné en produit et service.

Dans quelques jours, vous pourrez lire le détail de chacune des composantes de ce facteur. En attendant, très bonnes reflexions…